Bernina 770QE en test

Merci à Séverine, instagrammeuse et couturière passionnée, pour son article !

Découvrez Sa page Instragam et ses nombreuses créations!

Petite fille, j’ai des souvenirs magiques dans l’atelier couture de ma grand-mère… je jouais à la marchande de bobines et de boutons. Toutefois quand elle dépliait un patron à décalquer, cela me semblait incompréhensible…

Il y a maintenant bientôt 3 ans, elle m’a partagé son savoir-faire et j’ai réalisé mes premiers points en couture sur sa machine Riccar qui – à un an près – a mon âge.

Et bien que sa Riccar soit performante, j’ai acquis une surjeteuse Babylock, car il faut bien avouer que les matières jersey et sweat sont une merveille de confort pour les enfants – mais pas que, Coudre le stretch de Marie Poisson (disponible aux Etablissements Stecker), est un de mes livres de référence pour mon dressing. Et pour des vêtements robustes et bien finis, Imagine 2 (Babylock – également acquise chez Stecker en mai 2019) est une perle.

Je me suis laissée tenter par le réseau Instagram pour puiser l’inspiration à mes débuts et ensuite oser montrer ce que je réalisais derrière mes machines …

Lorsqu’Aline des Etablissements Stecker m’a contactée début janvier pour effectuer un test machine en vue d’écrire le présent article… je n’en ai pas cru mes yeux… j’ai vu plein d’étoiles briller de plaisir, d’impatience, mais aussi quelques craintes d’arriver à relever le défi.

De questions en échanges de courriels, nous en sommes venues au test d’une série 7 chez Bernina… (j’avais initialement en projet d’investir dans la 480).

Ensuite, Aline m’a partagé le manuel en PDF (187 pages) que je me suis approprié du mieux possible en attendant de récupérer la machine fin février. J’ai listé mes projets et préparé un maximum ceux-ci (décalquer, couper, etc. étaient fait avant de récupérer la machine)…

Préparez-vous un bon thé (café ?) et éventuellement un carré de chocolat, car j’ai beaucoup de choses à vous partager !

Je suis allée récupérer la Bernina 770QE directement au magasin, elle m’a été gentiment déposée dans le coffre (qui était tout juste relativement au volume de la boîte).

Arrivée chez moi… quelle ne fut pas ma surprise qu’en plus de son encombrement la caisse avait un sacré poids !

Mon impatience et la réjouissance de tester cette machine, m’ont aidé à vaincre son installation.

Le packaging est très soigné, les pièces sont imbriquées, bien protégées et c’est telle une archéologue qui dégage progressivement les couches de la caisse afin d’accéder au sésame de la machine.

Une fois en place, première surprise… la luminosité de l’espace de travail… en effet elle présente 30 lampes LED (cela change de la petite lampe à filament des années ’80 – et seulement au nombre de 12 sur la série 5) !

L’espace de travail à droite de l’aiguille est également très spacieux, presque 25 cm. Ce qui s’est avéré bien utile même pour des coutures de vêtements.

En bref, …

Votre AvisInsatisfaisant/Satifaisant/Bien/Très Bien / Excellent
Couture sur tissus fins  Excellent avec le double entraînement   
Couture sur tissus épais  Excellent avec le double entraînement, et les épaisseurs variables sont très bien gérées (sangles sur un sac de voyage)  
Facilité d’utilisation  Excellente : J’avais lu le mode d’emploi avant le test, mais l’ordinateur de bord avec son guide couture intégré (Bouton « ? ») la rend très intuitive (photo ? + photo texte)  
Accessoires  Ceux livrés d’usine, ils sont bien. Toutefois, j’aurais aimé que le pied 20 (utile pour des surpiqûres précises), soit compatible avec le double entraînement. Comme certains accessoires optionnels (cf. exemple boutonnière ci-dessous) sont en fait bien utiles pour maximiser le potentiel de la machine.  
Qualité de la boutonnière  Sans l’accessoire optionnel, c’était moyennement satisfaisant sur une patte de boutonnage. Avec l’accessoire optionnel, c’est excellent !   
Espace de travail  Excellent : éclairage exceptionnel et espace très confortable    
Qualité du point    Excellente sans hésitation     
Enfilage  Excellent, l’enfile-aiguille m’a donné un peu de fil à retordre au départ… je ne procédais pas dans le bon sens. Depuis c’est un jeu d’enfant   
Points décoratifs  Très bien, nombreux et variés permettent une créativité amusante   

En détails …

Sur base de cette grille transmise par Aline, j’avais donc préparé mes ouvrages – certains attendaient l’étape de finalisation. Je me suis donc directement mise à l’ouvrage (sans passer par la case « tests » sur un bout de tissu martyr).

Travailler dans un espace aussi bien éclairé, on s’y habitue très vite et j’ai aussi fortement apprécié les tensions automatiques… un bonheur quand on est familier de Babylock Imagine 2 (pendant le confinement, nous avons avec mon aîné réalisé une couture à 4 mains – une box de l’Autre Mercerie – et nous avons utilisé la Riccar – j’ai été perdue et déstabilisée de retrouver l’éclairage incandescent, devoir batailler pour enfiler le fil, couper le fil manuellement)…

Parmi les autres fonctionnalités qu’on pourrait qualifier de « gadget » auxquelles on prend rapidement goût… et c’est comme le chocolat, cela devient difficile de s’en passer

  • l’enfilage semi-automatique, – anecdote « L’enfile aiguille, en suivant les indications du manuel, je n’y parvenais pas. Mais une petite visite à Valérie de L’autre Mercerie qui testait en parallèle la série 5, m’a permis de comprendre que je tournais le fil dans le mauvais sens. Depuis, quand on a compris, cet enfileur est d’une efficacité géniale. »
  • la canette (dont la taille est XXL) qu’il suffit d’insérer, la machine récupère seule le fil – l’ordinateur de bord nous indique quand elle arrive à un niveau critique de fil…
  • les points d’arrêt réalisés automatiquement (et paramétrables) au démarrage d’une couture,
  • le coupe-fil sur simple pression d’un bouton, et qui relève le pied de biche, il n’y a plus qu’à récupérer l’ouvrage…
  • déplacer son aiguille de -5 à +5 (l’aiguille a donc 11 positions possibles sur un espace de 9 mm de large)

Ci-dessous je vous partage plus en détail, le fil de mes expérimentations classées selon les rubriques du tableau ci-dessus.

Assemblage de tissus fins

J’ai assemblé un foulard (en tissus fins pour l’été à venir) – du lange et du coton, ainsi que posé un ruban de satin avec un fil métallisé.

Pour régler les paramètres au projet, cette machine a un réel ordinateur dans le ventre et on peut donc lui indiquer le type de tissu (ex. chaîne et trame de trois épaisseurs différentes possibles), le type de couture qui sera réalisée, quelle aiguille est enfilée, etc.

Mais aussi, sur base du tissu sélectionné pour le projet, elle nous indique quelle aiguille, quel point, quel pied presseur recommande-t-elle. Ces derniers peuvent être modifiés en fonction de votre expérience aguerrie et elle adapte automatiquement les tensions aux paramètres encodés.

La couture d’assemblage des deux coupons s’est avérée un succès. Ma première surprise a été le côté silencieux de la machine et ensuite la beauté-régularité du point.

La pose du ruban à l’aide du fil métallique s’est avérée un peu moins aisée. Toutefois, j’avais récupéré au magasin des aiguilles 90, ce qui est beaucoup trop gros pour le projet – et comme la tension du fil est automatique sur base des paramètres qu’on lui communique, je pense qu’elle était trop élevée. J’aurais dû la réduire.

Pour la touche finale au passepoil, j’ai toutefois opté pour ma Babylock Imagine 2 avec pied dédié au passepoil.

Si vous voulez découvrir davantage le foulard terminé, il est ici https://www.instagram.com/p/B-AHnEMnkOH/?utm_source=ig_web_copy_link

Régularité du point et test de la genouillère

Afin de terminer proprement et sans faire de sur-épaisseur inutile un gilet à col châle, j’ai posé un biais Liberty sur une maille moyennement épaisse afin de réaliser un ourlet dit rapporté de finition.

La couture s’effectue avec une précision inouïe. J’ai réussi à piquer à fleur du bord du biais tout en restant bien dessus.

Le gilet finalisé est ici https://www.instagram.com/p/B-C35BnnG9x/?utm_source=ig_web_copy_link

Par ailleurs, il y a plusieurs mois, j’avais personnalisé un t-shirt pour homme en apposant un appliqué jersey en forme de gecko avec du thermocollant, sans le surpiquer (peur de dénaturer par manque de précision lors de la surpiqûre). Je l’ai donc reposé sur le métier de la Bernina 770. Afin de gérer au mieux tous les tours et détours de la forme, j’ai utilisé la genouillère afin de lever et abaisser facilement le pied de biche 20C. C’est en effet, beaucoup plus amusant et précis grâce à celle-ci. Ce n’est que dans ces situations d’appliqués avec de nombreux détours que j’ai utilisé ce système mains libres. Je n’ai pas de pièce atelier à la maison et avec deux enfants autour de moi au quotidien, cela ne me paraissait pas prudent de laisser en place cet accessoire.

Confort de l’espace de travail

J’ai réalisé un tapis de jeux (1m de diamètre) pour ma fille en double gaze – coton et lin épais. Ce dernier se posait tel un biais pour fixer ensemble la double gaze et le coton. Grâce à la puissance et la précision de la machine, je n’ai pas dû épingler beaucoup et les 3 m de lin façon biais ont été posés rapidement.

C’est la pose des œillets qui m’a finalement demandé le plus de temps…

Ce tapis a fait le bonheur de la Sylvanian Families de ma fille par ici https://www.instagram.com/p/B-j0CIynsm_/?utm_source=ig_web_copy_link

Assemblage de tissus épais

J’ai  également remis sur le métier un ouvrage que j’avais commencé en juillet dernier ! Un sac de voyage… Mes sangles n’avaient pas la même largeur… de plus les épaisseurs m’ont fait peur sur la machine de ma chère grand-mère. La présente aventure m’a donné l’influx nécessaire pour retravailler mes sangles coordonnées au sac et passer toutes ces épaisseurs grâce à la puissance et l’efficacité du double entraînement.

Pour ce projet, j’ai aussi inséré un passepoil, mais possédant un pied spécifique, je l’ai effectué avec la surjeteuse Babylock (le sac n’étant pas doublé, cela permettait une finition rapide et propre pour l’intérieur de celui-ci.

L’usage du fil métallique pour les surpiqûres – au triple point droit  – tant en bobine, qu’en canette m’a donné un peu des sueurs… A nouveau, je pense que j’aurais dû réduire la tension du fil (ce que je pense avoir fait à la suite de plusieurs cassures de fils).

Toutefois, j’avais réussi à bloquer la machine pendant une soirée veille d’un dimanche… Sauvée par la vidéo Youtube d’entretien proposée par les Etablissements Stecker (https://www.youtube.com/watch?v=GRkQe2UPL-k&list=PLGorLcHD2znUpH6EZswu16-6YSCatjpBl&index=43), car dans le mode d’emploi Bernina, ils parlent d’une certaine partie du porte-canette, mais je ne comprenais pas bien. Avec la vidéo, c’est limpide et surtout j’ai trouvé mes fils cassés-cachés et le travail a pu reprendre. 

Il est terminé ! https://www.instagram.com/p/B-33QEkAu67/?utm_source=ig_web_copy_link

Boutonnières et fermeture éclair

Mon projet suivant a été la confection de short-bloomer pour ma fille dans deux tissus très différents : l’un en suédine assez souple et l’autre en velours à grosses côtes.

Les nombreuses surpiqûres sont d’une très jolie précision grâce au pied 20C et à l’aiguille que l’on peut décaler de -5 à +5 afin de respecter les indications de la créatrice du patron (ex. surpiquer à 1mm de la couture afin de fixer les marges de couture)

Déplacer cette aiguille a été une découverte pour moi, mais comme le coupe-fil, l’enfile-aiguille, etc. des petites fonctionnalités auxquelles on s’habitue bien – trop bien…

La confection de boutonnière (il y en a 13 différentes possibles – j’en ai testé deux, mais finalement j’ai conservé la classique) m’a pris du temps.

Le petit plus très appréciable est qu’on peut indiquer la taille du bouton, et l’ordinateur de la machine calibre la boutonnière automatiquement.

De plus il l’effectue entièrement automatiquement (sur la Riccar, à chaque changement de point ou de sens, je tourne la molette) et on peut donc ici poser son ouvrage en place et appuyer sur le bouton de couture « automatique » et juste accompagner son tissu sans avoir recours à la pédale. Un confort très amusant.

Toutefois au niveau du rendu, je n’étais pas très satisfaite : lors des tests sur des bouts de tissu, c’était réussi. Mais une fois l’ouvrage en place, cela posait des soucis à cause des sur-épaisseurs des marges de coutures au niveau de la bande sur laquelle la boutonnière était réalisée. En lisant le manuel, ils proposent d’utiliser un accessoire optionnel pour optimiser le rendu. Je suis donc allée le récupérer aux Etablissements Stecker dans l’intervalle du présent test.

Et effectivement pour réaliser une jolie patte de boutonnage il s’avère nécessaire pour ces tissus. Le rendu a été cette fois à la hauteur de mes attentes.

Pour le regard côté dressing, les rendus sont ici …

– le bleu en suédine https://www.instagram.com/p/B-o9xLMn09R/?utm_source=ig_web_copy_link

– celui en velours https://www.instagram.com/p/B-btVuJo8xA/?utm_source=ig_web_copy_link ici combiné à une tunique en jersey aussi finie grâce aux points décoratifs sur lesquels je reviens ci-dessous…

Par ailleurs, j’ai également posé deux fermetures éclair. L’une sur le sac en tissu épais précédemment décrit et sur un sweat en molleton style polaire. Avec le double entraînement combiné à ce pied classique livré d’usine, c’est d’une efficacité impressionnante.

Il est possible de se procurer le pied pour fermeture invisible, toutefois, je ne l’ai pas testé.

30 points utilitaires

Bien que j’aie principalement utilisé le point droit, j’ai eu l’opportunité de tester d’autres points utilitaires (mais pas tous quand même J)…

Notamment, j’ai fermé en côte à côte les élastiques pour les caleçons de mon garçon, avec le point de fronce (n°12).

Ensuite, mon fils me réclamait un Sweat « Small Nice Wolf » du magazine Ottobre 4/2015. Les yeux m’effrayaient au propre comme au figuré. Il s’est réalisé avec précision sur les yeux avec des appliqués en 3 épaisseurs grâce au point zigzag pour lequel on peut évidemment régler tous les paramètres.

De plus, les différentes surpiqûres ont été faites en nid d’abeille… je les ai trouvées plus agréables à réaliser qu’avec la recouvreuse Coverstich Brother que je possède.

Mon grand garçon en est super fier https://www.instagram.com/p/B-y2jF8AAXM/?utm_source=ig_web_copy_link

283 Points décoratifs

De nombreux points décoratifs différents sont possibles (il nous être même loisible de les combiner sur une même couture) et de jolies finitions ont vu le jour coordonnées au projet…

– Des étoiles dont j’ai pu ajuster la taille sur une Tunique HerLittleWorld en jersey que vous avez peut-être déjà découverte avec le short en velours

– J’ai réalisé les ourlets des deux t-shirts Briac (de Marie Poisson in Coudre le Stretch) afin de contraster les bas du t-shirt.

Finis et portés ici

* le bleu https://www.instagram.com/p/B-aPjOPHfiJ/?utm_source=ig_web_copy_link

* le blanc https://www.instagram.com/p/B-XLZLZgA7L/?utm_source=ig_web_copy_link

– Et en regard des différents dessins des caleçons réalisés pour mon garçon, j’ai pu jouer avec les détails des surpiqûres pour correspondre aux dessins du jersey : crêtes comme le dos des dinos, des feuilles comme sur le jersey vert, dessins géométriques comme le détail au centre, …)

La collection détaillée est ici https://www.instagram.com/p/B-ubtFynRx7/?utm_source=ig_web_copy_link

Biaiseur A4 ELCE

En discutant avec Aline, lorsque j’ai récupéré la machine, elle m’a proposé de tester le pied biaiseur. Jusqu’à présent j’effectuais surtout des ourlets rapportés au biais, car les finitions à cheval ne sont pas toujours évidentes. Ne souhaitant pas réaliser une nappe, ni des sets de table… la cape de bain pour une naissance étant déjà réalisée il y a quelques mois, j’ai laissé mûrir le projet dans ma tête.

Pour cocooner le soir, le matin ou au sortir du bain, j’ai opté pour la cape Cerise de My Super Bison en polaire de coton bio (provenant de L’Autre Mercerie). Je ne l’ai pas doublée et le biais m’a permis d’originaliser les finitions.

La première pour ma fille est bien, j’ai toutefois quelques imprécisions… le biais était très souple, la polaire plutôt épaisse et il m’a fallu le temps pour arriver à bien ajuster les outils.

La seconde avec un biais maison, que j’ai préplié grâce à l’outil Clover (combiné au fer à repasser) disponible aux Etablissements Stecker, sur un coton avec davantage de tenue est nickel.

Ces mignonneries sont ici…

* le petit chat https://www.instagram.com/p/B-rLKZJHb1f/?utm_source=ig_web_copy_link

* le grand ours https://www.instagram.com/p/B-6iipfnhuG/?utm_source=ig_web_copy_link

Appliqués

En période de confinement, j’ai choisi d’ajouter un peu de cocooning à mon intérieur. J’ai donc réalisé une série de quatre housses de coussins. Sur l’une, j’ai utilisé les deux points recommandés pour les appliqués : à l’extérieur de la fleur, le zigzag resserré en couture de chenille et la couture en point dit parisien (n°1329) pour fixer les cœurs des grosses fleurs

Alors… verdict me direz-vous ? Je suis sous son charme, vous l’avez compris.

En regard de l’étendue de mes projets de couture, de la variété de mes cibles (enfants et adultes), du défi de maximiser la garde-robe cousue main (des sous-vêtements aux vestes, en passant par les hauts et les bas), je dirais que oui cette machine m’a convaincue… Reste à relever à présent le défi du budget, mais rentabilisée elle serait !

2 réflexions sur “Bernina 770QE en test

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