Janome HD9 vs Juki TL-2200 QVP Mini

Les piqueuses semi-professionnelles sont passées entre les mains expertes de l’instagrameuse Chloé Tixier aka Lekaffeeklatsch.

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Voici son avis !

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J’aime coudre. Depuis presque dix ans. Et j’adore aussi les machines à coudre. Je suis capable de passer des heures à lire des articles de blogs, des posts de forums concernant telle ou telle machine. C’est comme cela, je crois, que je suis arrivée, il y a bientôt six ans, sur le site de Stecker et que je leur ai acheté ma Bernina chérie (530).

Bref, tout ça pour dire que ma passion pour les machines m’a conduite à un achat fou il y a quelques mois : je leur ai commandé une machine semi professionnelle juki 2200 QVP Mini. Une machine de compétition.

Parfaite pour le quilt mais aussi la couture de vêtements en raison de sa grande puissance et de la précision de son point. J’ai longtemps hésité avec l’équivalent de chez Janome la HD9 qui me plaisait davantage a priori avant tout, je pense, car elle est particulièrement belle.

Après quelques mois d’utilisation, Aline, des entreprises Stecker, m’a proposé de me prêter la machine de chez Janome afin de comparer les deux. Et pffiu ! Je ne regrette pas l’expérience.

Pour commencer, ce que je peux dire c’est que les deux machines sont très similaires et que si j’ai tout de même tendance à préférer la Juki c’est probablement parce que j’ai, au fond de moi, envie de confirmer mon choix.

Tout d’abord, les deux machines sont très imposantes par rapport à une machine standard mais prennent nettement moins de place qu’une machine industrielle. Ce sont des machines idéales pour une personne qui souhaite avoir une activité de couturière professionnelle… ou pour une folle de couture, comme moi qui n’achète pas de vêtements depuis huit ans, couds de tout : des accessoires, des manteaux, du jersey, du cuir, de la viscose, qui aime beaucoup le quilt et qui ne passe pas une journée sans penser à la couture !

Au début du mois de mars, j’ai donc reçu, dans un emballage extrêmement soigné, comme c’est toujours le cas chez Stecker, la machine de chez Janome.

Petite présentation : les deux machines sont des machines à point droit uniquement. Pas possible de coudre une boutonnière (quoique il semblerait qu’avec un accessoire ancien ce ne soit pas impossible) ni de faire de points décoratifs ou simplement de zig-zag.

Par contre avec 1500 points par minute pour la JUKI et 1600 points par minutes pour la JANOME, ce sont des machines de guerre quand il s’agit de faire du point droit !

On lit souvent qu’elles ne savent faire qu’une seule chose mais qu’elles le font bien ! Les deux machines sont lourdes (12kg pour la Juki, 14kg pour la Janome) car entièrement en métal et, de ce fait, particulièrement stables. Même à pleine vitesse, ma coupelle d’épingles n’est jamais tombée de ma table quelle que soit la machine utilisée !

En déballant la Janome, j’ai été surprise par la taille de la pédale qui m’a donné une impression de grande stabilité. Tout dans cette machine inspire la confiance. Elle est très simple d’utilisation, très intuitive. Très belle aussi.

Les canettes sont très grosses.

Sur la photo suivante vous pouvez voir à gauche la canette de Juki et à droite celle de Janome. Il est très appréciable de ne pas avoir à changer trop souvent de canette, surtout lorsqu’on travaille sur un quilt.

J’aime aussi beaucoup le fait que le bobinage de la canette se fasse grâce à un moteur indépendant. Du coup, il est possible de bobiner une canette tout en continuant à coudre ou du moins sans avoir à désenfiler le fil de l’aiguille. Il suffit pour cela de préparer la canette et d’appuyer sur un bouton indépendant (à gauche du curseur de vitesse).

En revanche, j’ai rencontré plus de difficultés à régler la tension. Il faut dire que l’enfilage de la Janome est un peu plus complexe que celui de la Juki. Il est sûrement plus précis également.

Le manuel d’utilisation de la Janome consacre deux doubles pages à l’enfilage avec un « circuit » réservé aux tissus lourds et au cuir et un autre réservé aux tissus moyens à fins. Cette précision a eu pourtant l’inconvénient, pour moi, de m’obliger à batailler un peu, à chercher le meilleur réglage alors que, pour l’instant, je n’ai pas touché aux réglages de la Juki.

Pourtant, avec les deux machines j’ai cousu du cuir, du coton de patchwork ou du polyester mou et fluide.

A gauche : Janome – A droite : Juki

Ceci dit, une fois réglée chaque machine parvenait à coudre plusieurs couches de cuir sans râler. La preuve !

Pour finir sur l’enfilage, il faut dire que l’enfile aiguille de la Janome est une merveille.

Il est très simple d’utilisation et fonctionne à tous les coups tandis que celui de la Juki est un peu plus capricieux et sûrement beaucoup plus fragile.

Accessoires :

La Janome est fournie avec assez peu d’accessoires (c’est d’ailleurs une des raisons qui m’avait poussée à choisir la Juki qui elle est fournie avec de nombreux accessoires !)

Fournie dans une petite boite en plastique se trouvaient : une burette d’huile, quatre canettes, un support de cône, un assortiment d’aiguilles, du matériel d’entretien classique, un pied ourleur, une genouillère et un guide de couture.

Pour celles qui n’auraient jamais testé, la genouillère c’est LE truc en plus, l’accessoire qui devient indispensable dès qu’on y goute !

D’un coup de genou on lève ou abaisse le pied de biche laissant les mains totalement libres. A chaque fois que je me retrouve derrière ma surjeteuse, je donne des coups de genoux dans le vide et je regrette de ne pas avoir cet accessoire sur cette machine (à quand les surjeteuses à genouillères ?!?).

(Message de Stecker, cela existe 🙂 maintenant)

Quant au guide couture, celui de la Janome se visse sur le bras de la machine et j’ai beaucoup apprécié cette aide lors de la surpiqûre d’une ceinture élastiquée.

Sur la photo l’autre piqûre n’a pas été faite avec le guide.

Croyez-moi sur parole les autres lignes étaient droites et jolies !

Enfin, pour terminer sur les accessoires fournis, j’avoue avoir regretté, chez la Janome, l’absence d’un pied fermeture éclair. Il me semble en effet bien plus utile que le pied ourleur.

J’ai ainsi cousu une petite trousse en cuir pour aller avec mon sac à main et ranger mon appareil photo. Une fois les réglages cuir faits, j’ai pu tout coudre sans problème avec la Janome. Tout sauf la fermeture éclair pour laquelle j’ai été obligée de ressortir ma Juki. (Message Stecker : ce pied est en effet en option chez Janome)

Cela m’amène à évoquer les accessoires fournis avec la Juki.

Alors là rien à voir. Outre la genouillère, le pied ourleur et tous les accessoires de la Janome (à l’exception du guide de couture), la Juki est fournie avec une table d’extension qui agrandit de façon très nette l’espace de travail.

Pour comparer, je vous ai copié ici les photos du site de Stecker. Vous pouvez bien voir la différence de taille entre les deux (même si on doit noter que l’espace entre l’aiguille et le bord de la machine est plus grand chez Janome que Juki).

De plus, la Juki est fournie avec de nombreux pieds presseurs que je n’ai d’ailleurs pas encore tous utilisés :

  • Support d’ourlage
  • Pied de pose de fermeture à glissière
  • Pied presseur d’entraînement supérieur/double entrainement
  • Guide ouateur pour pied d’entraînement uniforme
  • Bout ouvert avant de pied pour matelassage
  • 1/4” Pied ouateur
  • 1/5” Pied ouateur
  • Pied presseur compensateur
  • Pied presseur 1/4” ou Pied presseur 7mm

Parmi ces nombreux pieds, j’ai déjà utilisé le pied double entrainement, le pied pose fermetures glissières, le pied ¼ et le pied de base.

Bref, en quelques mois, j’ai déjà eu l’utilité de tous ces pieds et rien que pour cela je ne regrette pas mon choix !

Autres différences :

La Janome HD9 est équipée de six lampes leds…

  • Deux LEDs sont placées autour de la barre à aiguille pour donner une lumière directe dans la zone de l’aiguille et les
  • Quatre LEDs illuminent la zone de travail

…ce qui rend la couture très agréable même de nuit tandis que la Juki ne dispose, elle, que d’une led au niveau de l’aiguille.

Pour ma part, comme je dispose d’un très bon éclairage dans mon atelier, cela ne me dérange pas mais cela me semble bon à savoir.

Les deux machines peuvent aller jusqu’à une longueur de point de 6mm mais je trouve que le bouton de réglage de la longueur de point faisait plus pro chez la Janome (chez Juki, il s’agit d’un gros bouton à tourner).

La Juki permet facilement d’abaisser les griffes d’entrainement afin de faire du piqué libre ou free motion quilting (FMQ). Pour la Janome, il me semble qu’il faut changer la plaque et donc acquérir un accessoire supplémentaire.

Les deux machines ont un bouton qui permet de décider si l’aiguille reste en position haute ou basse. Seulement, je n’ai pas réussi à la configurer pour la Janome. A chaque fois que je rallumais la machine, l’aiguille était automatiquement réglée en position haute ce qui peut être un problème lorsqu’on l’oublie et qu’on relève le pied presseur en pensant que l’aiguille est restée dans le tissu.

En cela, encore, j’ai trouvé la Juki plus intuitive et plus facile à utiliser.

Points communs :

Les deux machines disposent d’un crochet rotatif horizontal industriel placé sur le côté.

Les deux machines disposent d’un coupe fil. Chez Juki, il est possible de couper le fil avec la pédale mais j’ai désactivé cette fonction qui ne me plaisait pas personnellement. En revanche, j’ai découvert le coupe fil avec ces machines et j’avoue que c’est une révélation. Moins que la genouillère mais quand même, je comprends mieux pourquoi tout le monde en parle avec tant d’éloges…

Les deux machines permettent de régler facilement la vitesse de couture et la pression du pied.

Bilan :

Avec ces deux machines j’ai cousu : une trousse en cuir

un chemisier en polyester,

un short en coton léger,

et un quilt en patchwork :

Pour conclure, je donnerais une excellente note aux deux machines et je les conseillerais sans hésitation.

Je choisirais la Janome si la lumière est importante pour moi, que j’aime le joli design, que je n’ai pas peur de batailler un peu pour obtenir une tension parfaite et que je n’ai vraiment pas d’utilité de pieds optionnels.

Je choisirais la Juki si j’avais envie d’une machine simple d’utilisation et très fiable, si je cousais différentes matières et différents projets (pour justifier l’utilisation de pieds différents), si l’aspect extérieur de la machine m’importais moins (quoique depuis que je l’ai je trouve ma machine vraiment belle mais au premier abord, je préférais nettement la Janome dont les lignes épurées sont vraiment classes) et si j’aimais les travaux de patchwork

(d’ailleurs en rédigeant cet article je me suis rendu compte qu’il existait une table d’extension en option permettant de convertir la machine en presque long arm quilting machine https://www.stecker.be/fr/produit=table-extension-couture-plexiglas-juki-tl98-2200qvp&id=s77316 il me semble même que les américains proposent des sortes de cadres permettant d’utiliser une machine standard comme long arm et que la juki 2200qvp mini serait idéale dans ce cas https://www.jukiclub.com/little-long-arm/ mais j’avoue ne pas avoir creusé cette option https://www.etsy.com/fr/listing/84853591/kit-cadre-couette?show_sold_out_detail=1&ref=nla_listing_details . Je préfère quilter en lignes droites).

Quel que soit votre choix et pour terminer, je ne pense pas me tromper en affirmant que vous ne ferez pas d’erreur en choisissant l’une ou l’autre. Ce sont des machines solides, fiables, et efficaces.

Pour ma part, même s’il s’agissait d’un achat fou car je n’ai aucun besoin d’une machine supplémentaire dans mon atelier, je ne regrette pas une seconde mon achat. Je me dis que la vie est courte et qu’il faut se faire plaisir tant qu’on peut et si on peut. Et puis, aujourd’hui, j’ai cousu sur ma Bernina pendant que ma fille cousait sur la Juki et je me suis même dit qu’en fait, il était tout à fait nécessaire d’avoir plusieurs machines pour coudre son projet tout en aidant quelqu’un à coudre le sien ! 😉

Un grand merci à Aline et à toute l’équipe de Stecker qui m’a accordé sa confiance, a fait preuve de beaucoup de patience et d’une immense bienveillance. Quel bonheur de tester cette petite merveille !

Merci à Chloé Tixier pour son article et ses beaux projets couture avec la Janome HD9 et la Juki 2200 !

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