Brother NV100 en test

MARIE-NOËLLE DU BLOG « LES TRIBULATIONS DE COXINELLE » A TESTÉ LA BROTHER NV100

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Voili voilou, elle est là, à moi pour une semaine ! Les établissements Stecker me l’ont promise pour sept merveilleuses journées afin de la tester, d’en traquer les qualités et les failles. Noël avant l’heure ?
Afin de préparer son arrivée, j’avais fait un petit tour sur internet de manière à me renseigner. Il apparaît que Brother est une marque qui plaît globalement et a une réputation de firme sérieuse. C’était aussi déjà mon avis, en possédant une moi-même et ayant sondé mes copines.
J’ai consulté le site internet de chez Brother et je m’étais posé la question de sa position dans la gamme. Il existe entre autres un modèle Innovis 55 qui paraît être un concurrent très sérieux. En effet, elle possède plus de points et est au même prix! J’avais bien repéré le coupe fil automatique que la 55 ne possède pas, l’espace de travail plus large (c’est pas négligeable) mais je ne comprenais toujours pas. Après renseignements, il m’a été expliqué que cette machine possède un moteur moins performant. Dans ces conditions, je comprends la position de la Innovis 100 dans la gamme.

Elle est donc arrivée dans son carton, toute neuve. L’emballage est réalisé avec soin et le transport doit donc probablement, se faire en toute sécurité pour la machine. Les éléments sont emballés avec soin et bien calés avec du polystyrène notamment.

Découverte de la machine :
Allez, on déballe ! Et roulement de tambour, la voici !
Mes premières impressions sont très positives. Son look un brin girly n’est pas pour me déplaire. J’adore le capot qui protège la machine contre la poussière. Il y a aussi une cloche rigide de protection pour la machine. Par expérience, je sais que ces deux éléments sont très pratiques.
Les boutons à gauche sont très intuitifs. Ils permettent notamment de commencer à coudre, aller en marche arrière, baisser l’aiguille et couper le fil. Un curseur règle la vitesse.
Je continue mes fouilles et découvre un emplacement de rangement pratique où l’essentiel des accessoires est concentré : canettes, un découd-vite, différents pieds presseurs (et par expérience, ce sont vraiment les essentiels, ils sont bien choisis). La boîte est parfois un peu dure à ouvrir mais à deux mains, on y arrive!
Prise en main de la machine :
Aucune envie de tester tous les points et fonctions les uns après les autres sur différents restes de tissus ; c’est trop artificiel pour moi! Donc pour évaluer cette machine, je joue le jeu jusqu’au bout et je vais fabriquer de A à Z quelques pièces de vêtements.
Brancher la machine ne pose évidemment aucun problème. Le cordon d’alimentation est un peu court mais c’est partout pareil! Comme si un mètre de fil supplémentaire coûtait une fortune …
On a le choix entre l’utilisation de la pédale et le réglage de la vitesse avec le curseur. Avec ma machine, je n’utilise plus depuis très longtemps cette fameuse pédale. Tous les goûts sont dans la nature mais avoir le choix est un plus.
Avant de coudre :

Après avoir choisi la couleur de fil, il faut bobiner une canette. Cette étape est simplisme car très intuitive grâce à des pictogrammes décrivant de chemin du fil. Impossible à rater à mon avis. Et même sans consulter le mode d’emploi.

La vitesse de bobinage se règle avec le curseur de vitesse. Sympa! Par contre à grande vitesse, ma canette a été mal bobinée.

L’enfilage de la machine est vraiment très bien réglé. De nouveau, le chemin du fil est expliqué très clairement à l’aide de numéros. Et cerise sur le gâteau, un petit levier sur la gauche de la machine assure l’enfilage automatique de l’aiguille. Il faut cependant noter que l’aiguille doit être dans sa position haute et le pied de biche doit être abaissé. Dans le cas contraire, rien ne marche. A savoir! Mais un tel système, sur cette gamme de machine, c’est un point fort !

Test n°1 : un pantalon en tissu léger

Premier crash test, un pantalon en taille 116. J’ai choisi un patron que je connais bien afin de ne pas rencontrer de difficultés techniques. Le tissu est un mélange de polyester, de laine et d’élasthanne et est d’épaisseur moyenne. Il se coud très bien d’habitude, même s’il peut glisser un peu parfois. J’ai pratiqué les coutures anglaises afin de me mettre dans la situation où j’utilise la machine le plus possible et me passe de surjeteuse. Cette machine est annoncée comme destinée aux débutants ou aux personnes souhaitant une machine simple. Il est possible que ces personnes ne possèdent pas de surjeteuse, matériel s’adressant plus à un public averti.
Mes premières impressions sont très positives. Le tissu ne glisse pas. Le moteur semble être globalement assez puissant pour venir à bout de plusieurs couches. Cependant le fil a cassé à deux reprises sur de grosses superpositions de tissus. En réduisant la vitesse aux endroits stratégiques, soient sur quelques centimètres, plus rien à signaler. Point droit, point zigzag, point décoratifs, … tout semble rouler comme sur des roulettes. Entre autres, une fonctionnalité drôlement sympa est le fait que l’on puisse demander à la machine de réaliser automatiquement un point de sécurité en début et fin de couture et que le fil soit coupé automatiquement. On gagne du temps.

J’ai rajouté à ce fameux pantalon une ceinture réglable de manière à pouvoir tester les boutonnières. Elles sont exécutées parfaitement à l’aide du pied spécial. Il est en plastique et ne m’inspirait pas au début mais le résultat était impeccable. Un vrai plus donc. Les boutons ont aussi été cousus avec la machine et son pied spécial. L’ensemble fonctionne très bien. Petite difficulté : le pied semblait ne pas vouloir se lever suffisamment haut pour pouvoir y glisser facilement les boutons mais avoir essayé plus fermement, tout se passe bien.

Première réalisation, grande satisfaction. Cette première pièce de vêtement est plutôt simple mais la machine a bien assuré. Couturières débutantes ou de niveau intermédiaire trouveront certainement leur bonheur avec cette machine.

Test n°2 : un short en jeans

On augmente le niveau de difficulté. Je choisis un reste de jeans que j’avais gardé afin de réaliser un short pour mon choupinou. Je choisis d’utiliser ma surjeteuse pour assembler et de prendre la machine pour surpiquer ; Je lui laisse donc la partie difficile de la tâche.

S’attaquer  à du jeans suppose de vraies notions de couture et on pourrait donc supposer s’adresser à des couturières plus aguerries qui auraient peut-être investi dans l’achat d’une surjeteuse.

Test réussi haut la main ou dois-je plutôt dire haute l’aiguille! J’ai quand même changé l’aiguille d’origine pour une aiguille jeans mais la machine est venue à bout de toutes les épaisseurs même celles des ourlets de jambes. Un grand bravo!

Test n°3 : un T shirt en jersey

Les avis sur le jersey sont très divergents. Certains disent que comme les modèles en jersey sont très simples (T shirts entre autres), ils sont idéaux pour les débutants. Effectivement, un T shirt, ce sont cinq pièces en général. Le jersey ne s’effiloche pas. Il s’étire et donc quelques millimètres d’erreur peuvent être rattrapés,… D’autres disent que  le jersey n’est pas facile à travailler si l’on veut des finitions presque parfaites. Je suis un peu du second avis et T shirt en jersey rime pour moi avec surjeteuse. Je n’aime pas les coutures qui gondolent ni celles qui lâchent…
Je me replace dans le contexte de couturière de niveau intermédiaire et je choisis d’utiliser la surjeteuse pour l’assemblage et la machine pour les surpiqures et les ourlets. J’ai utilisé une aiguille spéciale jersey et choisi un tissu de bonne qualité.
La machine reste cohérente. Les ourlets au point zig zag sont correctement exécutés (il y a peu de différence avec ma machine de compète qui est un peu plus régulière). Les surpiqures au point droit sont correctes quand les couches ne sont pas en trop grand nombre. Aux endroits où il y avait des épaisseurs importantes, elle a patiné, fait de très petits points, montrant ses limites à mon avis.
Surpiqures au point droit.
Surpiqure au point zigzag

Test n°4 : un pyjama pour moi, l’épreuve du tissu qui glisse

Le tissu choisi contient de la soie et glisse autant que possible. Encore une fois, j’assemble à la surjeteuse et je fais les finitions avec la Innovis 100. Les ourlets n’ont posé aucun problème. Par contre l’élastique que j’ai mis au dos du haut et à la taille du short a posé de vrais problèmes. Il y a eu des points sautés, elle a manqué de régularité.

Vue de la couture du bas

Test n°5 : Mon fils !

Mon petit Maxime (5 ans) a l’habitude de coudre avec moi. Et bien quoi, si un jour il devient le nouveau Karl Lagerfeld, on n’en rigolera plus!

Ces derniers temps, il fabrique des porte clefs, des sacs (pour ranger ses petites autos), tout le monde a le sien! Et bien lui aussi, a voulu tester et ce, en réalisant pour sa « joffer » (comprenez maîtresse d’école en langue luxembougeoise) un porte clef marqué à son nom.

Il n’a pas été long à s’y retrouver. Marche, arrêt, arrière, coupe fil,… elle n’a plus de secret pour lui! Je pense pouvoir désormais affirmer qu’elle peut être mise dans toutes les mains!

Test n°6 : reprise d’ourlet sur un vêtement du commerce !

Une amie m’avait confié une de ses robes afin de la raccourcir de 10 cm en n’oubliant pas de me préciser qu’elle est hors de prix … histoire de bien me mettre la pression. Il s’agissait d’un ourlet assez élaboré où le bas de la robe possède une parementure à laquelle est fixée la doublure. Le tissu est un tissu très épais et glissant. Il y avait de nombreuses superpositions de couches. A part sur ces zones où j’ai manoeuvré le volant à la main, la machine a bien travaillé. Petit bémol pour le coupe fil qui ne venait pas à bout de la besoin et qui coinçait plus le tissu que couper le fil. Mais, l’un dans l’autre, bon boulot !

Test n°7 : travail du lin !

J’avais repéré un modèle de chez « grain de couture ». Il me restait un coupon de lin très épais. En plus, le modèle était réalisé avec un passepoil… ce qui augmente encore les épaisseurs… Je commence à avoir l’habitude, cette machine a bien rempli son rôle en général et a « rouspété » sur les trop grosses épaisseurs et ici aussi le coupe fil s’est emmêlé les pinceaux parfois mais la situation n’était pas « standard ».
On voit ici que le point n’est pas toujours hyper régulier, ce sont de grosses superpositions !

En conclusion

J’ai été positivement étonnée par cette machine. Je possède personnellement la Brother 4000D, ancienne certes, mais elle faisait partie du top il y a quelques années. Je m’attendais donc ici à une différence flagrante, un produit manquant de souplesse, limité en puissance, … Ce n’est pas le cas du tout!

Voici les points qui m’ont plu :
– enfilage automatique très performant,
– éclairage très confortable,
– coupe fil automatique,
– couture sans pédale et à vitesse réglable,
– bonne qualité de point globale,
– bon moteur et bonne force de couture,
– joli design,
– bel espace de travail,
– bonne accessibilité des fonctionnalités par le panneau de contrôle,
– très intuitive.

Voici ce qui m’a un peu déçue :
– peu de points décoratifs,
– le bobinage de la canette inégal selon les fois,
– le pied spécial boutonnière en plastique et pas en métal

Votre Avis Insatisfaisant Satisfaisant Bien Très Bien Excellent
Couture sur tissus fins  X
Couture sur tissus épais  X
Facilité d’utilisation  X
Accessoires X
Qualité de la boutonnière X
Espace de travail  X
Qualité du point  X
Enfilage  X
Points décoratifs  X
Donc pour des débutant(e)s, c’est un très bon produit. Je pense qu’une couturière de niveau moyen y trouverait aussi son compte à condition qu’elle ne soit pas intéressée par des points fantaisie (ou peut-être avec un budget plus serré). Peut-être en possédant une surjeteuse, la combinaison serait satisfaisante. Le moteur assure. Son rapport qualité prix me paraît très correct !

Plus d’infos : la documentation commerciale de chez Brother, c’est ici : dépliant

Conquise : pour l’acquérir, c’est par ici : www.stecker.be

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